EVEIL PHILOSOPHIQUE

BOUDDHISME = POSITIVISME ?                 

Le Bouddhisme, pour ma part, est une façon de penser, de vivre qui nous permet de relativiser devant la souffrance et le désarroi face aux épreuves qui deviennent, avec philosophie, des marches éclairées. Nous avançons step by step,  tel l'hermite du Tarot de Marseille, qui, pas à pas, comprend et avance sur le chemin de la vie.

Il existe plusieurs formes de Bouddhisme et bien d'autres courants philosophiques s'y rapprochant tels que le Taoïsme et le Tantrisme notamment.


Au-delà d'un phénomène de mode créé par l'Occident en mal de sérénité, et bien loin d'une forme de dandisme pseudo-intellectuel, adopter la philosophie bouddhique est une démarche personnelle et spirituelle de développement personnel. Voir article sur le Bouddhisme

En ce qui me concerne, je crois en l'impermanence, à la loi de causalité, au positivisme et à la relativité...Et à une forme de puissance cosmique invisible entre soi et l'univers que l'on pourrait appeler la Foi :) On peut être un peu "bouddhiste" dans l'âme, naturellement sans parfoir le savoir...


EUREKA!   


Voici ci-dessous les 12 principes philosophiques à méditer sans modération...


LES 12 PRINCIPES DU BOUDDHISME


OM

1. Le salut par ses propres moyens est pour tout homme la tâche immédiate. Quand un homme gît, blessé par une flèche empoisonnée, il n'en retarde pas l'extraction en demandant des détails sur l'homme qui l'a décochée, ni sur la forme de la flèche. Il aura du temps pour ce développement de la compréhension de la doctrine pendant le parcours du Chemin. En attendant commencez dès aujourd'hui à affronter la vie telle qu'elle est, en ne vous instruisant jamais que par votre expérience personnelle.

2. Le premier fait de l'existence est la loi du Changement ou de l'impermanence. De l'atome à la montagne, d'une simple pensée à un empire, tout passe par le même cycle d'existence : la naissance, la croissance, le déclin et la mort. Seule la vie persiste et cherche sans cesse à se manifester sous des formes nouvelles. « La vie est un pont, n'y construis pas ta maison… ». La vie est un phénomène de mouvement et celui qui s'accroche à la forme, quelque chose de splendide qu'elle paraisse, souffrira en résistant à ce courant.

3. La loi du changement s'applique également à l'âme. Il n'y a pas de principe dans l'individu qui soit immortel et immuable. Seul « l'Innommé… l'Ultime Réalité ne change pas ; toutes les formes de vie, y compris l'homme, sont des manifestations de cette réalité ». Pas plus que l'ampoule électrique ne possède la lumière, l'homme ne possède pas la vie qui circule en lui.

4. L'univers est l'expression de la loi. Tous les effets ont des causes et l'âme ou caractère de l'homme est la somme de ses pensées et de ses actes antérieurs. Le Karma, qui signifie action-réaction, gouverne toute existence. L'homme est le seul ordonnateur de son entourage et de sa façon d'y réagir, ainsi que de sa condition future et de son ultime destin. Par des pensées et une conduite bien dirigée, il peut purifier graduellement sa nature intérieure et ainsi, par une pleine connaissance de soi, parvenir à se libérer de la réincarnation. Cette évolution demande de longues périodes de temps, comprenant vie après vie, sur cette terre. Mais finalement toute forme de vie atteindra l'Illumination.

5.La vie est un indivisible quoique ses formes changeantes soient innombrables et périssables. Il n'y a en réalité pas de mort, bien que toute forme doive mourir. La compréhension de l'unité de la vie éveille la compassion, un sentiment d'identité avec la vie sous d'autres formes. La compassion a été appelée « La Loi Suprême, l'éternelle harmonie ». Celui qui trouble l'harmonie de la vie souffrira en conséquence et retardera sa propre Illumination.

6. La vie étant Une, l'intérêt d'une de ses parties doit âtre celui du tout. L'homme, dans son ignorance, croit qu'il peut lutter avec succès pour ses propres intérêts, et cette énergie mal dirigée de l'égoïsme produit de la souffrance. Il apprend, par cette souffrance, à en réduire et finalement à en éliminer la cause.

Le Bouddha enseigna quatre Nobles Vérités :

  - L'existence universelle de la souffrance

  - Sa cause : Le désir mal dirigé

  - Son remède : L'élimination de la cause

  - Le Sentier Octuple du développement personnel qui conduit à la fin de la souffrance.


7. Le Sentier Octuple comporte :

  - la compréhension préliminaire de la doctrine ;

  - la droiture des buts et des intentions ;

  - le contrôle de la parole ;

  - l'action désintéressée ;

  - le métier honnête approprié ;

  - l'effort dirigé vers le but du Bouddhisme ;

  - la concentration et la méditation parfaites ;

  - la maîtrise de l'esprit qui parvient à élever l'être au Samadhi, ou contemplation de la réalité, qui mène à l'Illumination totale.

Comme le Bouddhisme est une façon de vivre, plutôt qu'une théorie sur la vie, le parcours de ce Sentier est indispensable pour la délivrance personnelle. « Cesse de faire le mal, apprends à faire le bien, purifie ton cœur ; ceci est l'enseignement des Bouddhas ».

8. La réalité ne peut être décrite. Un Dieu avec des attributs n'est pas la Réalité finale. Mais le Bouddha, un être humain, devint le tout Illuminé et le but de la vie est d'atteindre  l'Illumination.

Cet état de conscience. « Nirvana », l'extinction des limites de la personnalité, peut être réalisée dès cette terre. Tout homme et tout autre forme de vie contiennent la possibilité de l'Illumination. Le moyen pour cela, c'est de devenir ce que nous sommes. « Regarde en toi, tu es Bouddha ».

9. Entre l'Illumination potentielle et l'Illumination véritable se trouve le Chemin du Juste Milieu, la Voie Octuple qui amène au  « désir de la paix » un procédé de développement personnel entre les opposés, évitant les extrêmes. Le Bouddha parcourut cette Voie jusqu'au bout et la seule foi requise par le Bouddhisme est la croyance raisonnable que là où est passé un Guide il nous est possible de marcher à notre tour. La Voie doit être suivie par l'homme entier non seulement par ce qu'il y a de meilleur en lui. Il faut que le cœur et l'intelligence soient développés également. Le Bouddha était aussi bien le Tout-Compatissant que le Tout-Illuminé.

10. Le Bouddhisme attache une grande importance à la nécessité de la concentration intérieure et à la méditation qui, à la longue, conduisent au développement des facultés spirituelles. La vie subjective est aussi importante que l'accomplissement des tâches quotidiennes et des périodes de tranquillité soit indispensables pour l'activité intérieure et le bon équilibre de vie. Le Bouddhisme doit être toujours « attentif et calme », évitant l'attachement intellectuel et sentimental et la « parade de l'illusion ». Cette attitude, toujours renforcée, de défense contre les évènements qu'il sait avoir crées lui-même, l'aide à garder le contrôle de ses réactions.

11. Le Bouddha disait : « Travaillez avec diligence à votre propre salut ». Le Bouddhisme ne connaît pas d'autre autorité pour la vérité, que l'intuition individuelle et cette autorité n'existe que pour l'individu lui-même. Chaque homme subit la conséquence de ses propres actions et évolue par elle. La prière à Bouddha, ni à aucun Dieu, ne peut empêcher un effet de suivre sa cause. Les moines Bouddhistes sont des maîtres et des modèles, mais en aucun sens des intermédiaires entre l'individu et la Réalité. La plus complète tolérance est pratiquée envers toutes les religions et philosophies, car nul homme n'a le droit d'intervenir dans la marche de son prochain vers le but.

12. Le Bouddhisme n'est nullement pessimiste et ne cherche pas à s'évader de la réalité. Il ne nie pas l'existence de « Dieu » ni de l'âme, quoiqu'il applique à ces termes sa propre interprétation. C'est au contraire une logique, une religion, une science spirituelle, un mode de vie raisonnable, pratique et embrasse tout. Depuis deux mille cinq cent ans il a satisfait les besoins de près d'un tiers de l'humanité. Il attire l'Occident parce qu'il n'a pas de dogmes et qu'il satisfait le cœur comme la raison ; qu'il insiste sur la confiance en soi, alliée à la tolérance envers d'autres opinions ; qu'il embrasse la science, la religion, la philosophie, la psychologie, la morale et l'art, et considère l'homme comme seul créateur de sa vie présente et seul ordonnateur de sa destinée.


Bouddhisme et Mahayana :

Plusieurs chemins, plusieurs écoles... Voir article sur le sujet


Divers courants de pensée convergent vers une même harmonie. Dans la grande famille du Bouddhisme, la Sogakai se dénote  surtout par son célèbre mantra, clé magique universelle : "NAM MYOHO RENGE KYO"


La récitation du mantra Nam Myoho Renge Kyo est une méditation active. C'est une action qui interragit simultanément et naturellement au niveau corps et esprit. La fonction mystique du mantra est de manifester le dixième état : la boddhéité dans sa vie, la force vitale inhérente à la vie elle même. 

"L'atteinte de la boddhéité" est un cheminement, un entrainement quotidien qui demande courage, persévérance et humilité, puisqu'il s'agit de l'acceptation d'un processus d'évolution intérieur vers l'humanisme, la non violence, la bienveillance, la sagesse, la joie d'être en vie...


Nam Myoho Renge Kyo


Nam ou Namu provient du mot sanskrit "namas" signifiant "je me consacre, je me dévoue à". Nichiren Daishonin dit à ce sujet dans sa lettre "le Don de riz" ("Hakumai Ippyo Gosho") : "Ce mot vient du sanskrit et signifie se dévouer. En définitive, il signifie offrir sa vie au Bouddha". Dans ses enseignement oraux ("Ongi Kuden"), il rajoute : "Il existe deux  objets de dévotion : la Personne, qui est Shakyamuni, et la Loi, qui est le Sûtra du Lotus."

Myoho est la loi mystique ou Loi merveilleuse. Selon le principe d'ichinen sanzen, Myo désigne l'essence de la vie (ichinen) et Ho trois mille (sanzen) mondes différents qui comprennent les Dix Etats, leurs implications réciproques, les dix modalités et les trois plans - les lois selon lesquelles l'essence de la vie se manifeste sous l'aspect phénoménal.

Renge (prononcer "ringué") veut dire fleur de lotus. Le lotus fleurit et produit des graines en même temps, il symbolise ainsi la simultanéité de la cause et de l'effet, l'une des caractéristiques de la Loi merveilleuse. De plus, le lotus grandit et fleurit dans un étang boueux, ce qui symbolise l'émergence de l'état de bouddha dans la vie d'un simple mortel.

Kyo signifie littéralement sûtra, et désigne la voie ou l'enseignement d'un bouddha. Le caractère utilisé pour écrire Kyo désignait à l'origine la trame d'un tissu, et plus tard il prit également les sens supplémentaires de fil de la logique, raison, voie ou loi. Il fut donc utilisé dans le sens d'un enseignement à préserver. Le Kyo de Myoho Renge kyo indique que Myoho Renge Kyo est en soi la vérité éternelle et immuable.



25/08/2008
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